Où souhaitez-vous
partager cette page?

Forme

Histoire et patrimoine

Partager

Avant 1790, le territoire de Stoneham était parcouru par les peuples montagnais pour la richesse de son territoire. Ils y pratiquaient la chasse et la pêche. Il fut aussi parcouru par les pères jésuites, au XVII siècle, qui utilisaient le sentier des jésuites pour se rendre au Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Collection Jean Bédard Société d'histoire
  • Historique des Cantons Unis

    L’histoire de Stoneham-et-Tewkesbury

    Avant qu’il ne soit constitué en cantons, le territoire était fréquenté notamment par les Hurons de Lorette et les Montagnais (Innu). Ainsi, de 1676 à 1701, les Jésuites, aidés des Hurons et des Montagnais, transportèrent du matériel et des animaux vers leur mission de Métabetchouan au Lac-Saint-Jean à partir de Québec en utilisant la maîtresse piste de raquettes des Montagnais, dont un important tronçon traversait le canton de Stoneham.

    En 1792, le révérend anglican Philip Toosey reçut l’autorisation d’occuper des terres situées à 30 km au nord de Québec. Faisant référence à son lieu d’origine en Angleterre, Toosey appela ce territoire Stoneham. Il construisit sa résidence à l’emplacement de l’actuelle église St Peter’s. Plusieurs maisons en bois rond furent construites pour accueillir les gens qu’il avait amenés d’Angleterre pour défricher. À cette époque, la rivière des Hurons était la seule voie d’accès à ce territoire.

    Après le décès de Toosey en 1797, le haut fonctionnaire du Board of Ordnance Kenelm Chandler, originaire de Tewkesbury en Angleterre, recevait une procuration pour l’administration de la succession. En prévision de la concession appelée Tewkesbury, il avait déjà, en 1798, signé des ententes avec ses associés. En 1800, Chandler obtint personnellement 1200 acres. Chandler décéda en 1803.

    Leur rêve de coloniser les cantons de Stoneham et celui de Tewkesbury n’eut de suite qu’en 1815-1825 avec l’arrivée des premières familles anglaises, écossaises et irlandaises. Vers 1835, des familles francophones s’installèrent sur le territoire qui allait devenir le hameau de Tewkesbury. Ces familles ont survécu grâce à l’agriculture, qu’elles ont pratiquée avec les moyens modestes de l’époque.

    En 1855, la municipalité prit le nom des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury et comptait environ 300 habitants. L’agriculture et la coupe du bois constituaient les deux piliers de l’économie locale. En 1890, une partie de la seigneurie de Notre-Dame des Anges (secteur de la Grande-Ligne et du boulevard Talbot Sud, aussi appelé la « Roche Plate ») fut annexée aux cantons unis.

    Dans la première moitié du 20e siècle, la construction d’une ligne de chemin de fer reliant les cantons unis à Loretteville marqua les débuts d’une exploitation forestière plus intensive et accéléra le peuplement du village. Bien que cette ligne soit disparue de nos jours, le paysage architectural affiche quelques signes de l'âge d'or de l'exploitation forestière (par exemple : maison des organismes et garage municipal). Au début des années 1940, la population de Stoneham-et-Tewkesbury s’élevait à plus de 1 030 habitants. En 1959, la municipalité s’est vue amputée du lac Larron pour la création de la ville du Lac-Delage.


    Village de Stoneham et chemin Crawford dans les années 30

    Après la construction de la partie sud du boulevard Talbot, dès 1945 on assista à l’arrivée des premiers villégiateurs. Des chalets furent bâtis principalement le long des rivières des Hurons et Hibou. Vers 1960, l’ouverture d’un terrain de golf et d’un centre de ski est venue renforcer davantage cette vocation récréotouristique.

    En 1970, le nombre annuel de constructions neuves sur le territoire était d’environ 68. Le développement de Vertmont-sur-le-lac est en grande partie à l’origine du premier boom immobilier du milieu des années 1970, faisant passer la moyenne à environ 85 constructions annuellement.

    Cette croissance sera suivie d’un ralentissement marqué du marché des résidences unifamiliales dans les années 1980. À la même période, le marché de la villégiature a pris de l’essor, et plusieurs projets de copropriétés ont vu le jour près de la Station touristique jusqu’au milieu des années 1990.

    Entre 2000 et 2007, avec l’effervescence du marché immobilier et la conjoncture économique en général, le nombre de nouveaux logements a plus que tripler par rapport à la fin des années 1990, passant de 32 à 120 constructions annuelles. Ces nouvelles constructions ont été implantées surtout autour du centre-village de Stoneham et près de la Station touristique. Ces dernières années on constata également une légère densification urbaine en bordure de certaines artères principales et secondaires existantes.


    Quartier des Grands-Ducs

    À l’exploitation forestière, qui constitue encore aujourd’hui une assise économique importante, est venu s’ajouter le développement récréotouristique pour faire de la municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury un pôle majeur d’activités récréatives au Québec. Avec ses 685 km² de superficie, la municipalité est l’une des plus vastes au Québec. En décembre 2006, la population de la municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury s’élevait à 5 976 habitants et dix ans après en 2016, il était de 8 359 habitants. L’accroissement naturel de la population est en augmentation depuis plusieurs années, avec l’établissement de jeunes couples et de jeunes familles sur le territoire.

    L’histoire de Saint-Adolphe

    Saint-Adolphe fut constituée en 1840 sur le territoire de la municipalité de l’Ange-Gardien, à quelques kilomètres plus à l’est que l’emplacement du village actuel. En 1854, plus de 500 personnes habitaient sur le territoire de Saint-Adolphe.

    Par décret canonique, Saint-Adolphe fut annexée à la paroisse de Saint-Edmond-de-Stoneham en 1912.

    N’ayant aucun lien routier direct avec l’Ange-Gardien et ne recevant aucun service de leur municipalité, bien qu’ils devaient lui payer des taxes, les citoyennes et citoyens de Saint-Adolphe dénoncèrent la situation. En 1973, ils obtinrent l’annexion de leur territoire à la municipalité des cantons unis de Stoneham-et-Tewkesbury.

    Aujourd’hui, le hameau de Saint-Adolphe est reconnu pour ses auberges rustiques, son territoire propice aux sports extérieurs et ses paysages champêtres.


    Chemin Whalen à Saint-Adolphe
     

  • Bâtiments patrimoniaux

    Les églises et chapelles, construites au milieu du 19e siècle par trois confessions différentes, sont situées à près de 1,5 km les unes des autres, au cœur du village.

    Plusieurs résidences situées sur la 1re Avenue, entre le chemin du Hibou et le chemin de l’Église, ont été construites par la Donnaconna Paper Co. au début du 20e siècle, afin d’y loger ses employés.

    La plupart de ces maisons, qui font le charme du village, ont conservé leurs caractéristiques architecturales, plusieurs s’inspirant du style vernaculaire industriel (1875 à 1950).

    Plus de 45 résidences, sur tout le territoire de la municipalité des cantons unis, ont été catégorisées bâtiments patrimoniaux par la municipalité. Ces bâtiments ont été construits entre 1826 et 1915 et présentent de nombreux styles architecturaux.

    Le presbytère, près de l’église Saint-Edmond de Stoneham, a été construit en 1875, et son architecture s’inspire du style Second Empire. Le bâtiment a ensuite été repris par la Municipalité qui y a installé, après d’importantes rénovations en 2012 pour rendre fonctionnel le bâtiment tout en mettant en valeur son caractère patrimoniale, les bureaux municipaux du service des loisirs, de la culture et de la vie communautaire.

    Règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale (PIIA)

    La municipalité a adopté, en 1990, un règlement sur les plans d’implantation et d’intégration architecturale. Celui-ci permet d'avoir un meilleur contrôle qualitatif quant à l'implantation et à l'architecture des projets de construction ou de transformation sur des sites particuliers.

    Certains bâtiments témoignent du passé et de l’évolution de la municipalité (inventaire réalisé en 1998). Ceux-ci sont majoritairement bien entretenus et conservent encore aujourd’hui leurs caractéristiques intrinsèques. Sans nécessairement adopter une politique de conservation intégrale, différentes mesures peuvent être définies afin d’assurer la préservation du caractère historique des éléments bâtis.

    C’est ainsi qu’en 1997, le règlement est modifié afin d’assurer la protection et la conservation minimales des bâtiments patrimoniaux pour qu’ils demeurent des éléments significatifs du patrimoine. Par contre, la réglementation actuelle n’empêche pas leur démolition.

    Répertoire des bâtiments patrimoniaux

    Consulter le répertoire

  • Société d'histoire de Stoneham-et-Tewkesbury

    La société d’histoire de Stoneham-et-Tewkesbury a été créée en 2002. Elle organise plusieurs conférences, publie des articles dans le journal local et met en évidence certains sites historiques.

    2000

    Publication d’un recueil intitulé Stoneham et ses communautés chrétiennes au fil des ans à l’occasion des fêtes du 150e de la paroisse de Stoneham

    2003

    Inauguration d’un circuit d’interprétation patrimonial et religieux

    2005

    Publication, par la MRC de La Jacques-Cartier, d’un dépliant sur le patrimoine religieux de la MRC

    2006

    Adoption d’une politique culturelle régionale par la MRC.

  • Sites d'intérêt culturel et historique

    La société d’histoire désire mettre en valeur différents sites culturels et historiques qui ont marqué la municipalité des cantons unis :

    Le cimetière de Tewkesbury

    Le terrain où a été construit la première chapelle de Tewkesbury ainsi que le cimetière adjacent sont des sites historiques importants à protéger et à mettre en valeur.

    La mission Saint-Martin

    Des ruines rappellent encore aujourd’hui les origines de Saint-Adolphe, qui faisait anciennement partie du territoire de la municipalité de l’Ange-Gardien. Il s’agit d’un site privé à protéger et à citer.

    Le sentier des Jésuites

    Il faut également faire valoir le sentier des Jésuites, utilisé vers les années 1670 à 1700 par ces missionnaires catholiques pour accomplir leur mission au Lac-Saint-Jean. À l’origine, ce sentier servait aux Amérindiens pour leur commerce entre Québec et le Lac-Saint-Jean.

    Le moulin Craig (1910-1963) et le chemin de fer (1912-1935)

    La société d’histoire projette d’y installer des panneaux commémoratifs rappelant la vocation forestière de la municipalité.